~¤Cachée sous le Divan¤~

¤Souvenir d'enfance¤

Evidemment je n'avais aucune idée d'article, et je n'avais pas envie de présenter un artiste mais plutôt écrire un peu !
J'ai donc demandé à mes 2 amies connectées à cette heure ci, si elle n'avait pas une merveilleuse idée à me faire partager !

Tite n'* a commencé par un « parle d'un bouquin que tu as aimé » ...
C'est clair, elle n'a pas vu ma tête à cette heure ci.
Mais c'était sans compter l'idée de La Mouette :
« la place de l'art sur les lieux publiques : enjeux stratégiques, économiques, politique ou simplement intellectuels? »
Tite n'* a eu la générosité de changer en me proposant de me parler de mes souvenirs d'enfance.
Bonne suggestion.
Bon La Mouette s'est sentie offensée que je choisisse cette idée plutôt que la sienne, elle a hurlé à la discrimination et a fait appel.

Finalement pour rien.

Elle a craqué face à mes Tic Tac, Tic Tac et a répondu dans un dernier souffle « ben écoute, je prends mon ticket pour la semaine prochaine »
So The Winner Is : Tite N'*

Bon alors maintenant Réfléchichons, réfléchichon à un souvenir ... raaah ...

Trouvé !

 

J'avais 5 ans, on habitait rue de Wattignies, au 11e étage.
Nous avions des voisins très sympa au bout du couloir !
Ils avaient une fille de 5 ans ou 6 ans mon ainé je crois.
Bref, étant plus petite j'étais son méga Cobaye !
Elle adorait tester ses théories sur moi.
Me faire croire à un monde parallèle en haut d'un de mes placards par exemple
(elle grimpait les étages, jusqu'à l'endroit que je ne pouvais ni voir, ni atteindre, elle se mettait à hurler.. pi hop silence, et lorsqu'elle se montrait, elle me parlait d'un monde magique. Je m'étais promis d'y aller un jour. Bon résultat en grandissant j'ai compris la supercherie. Mais imaginez toutes ces années à passer à côté du placard en pensant à ces merveilles que vous ratiez parce que vous étiez trop petit ...).

Donc je parlais de cobaye.
Un jour elle avait fait une bêtise, je ne me souviens plus laquelle, mais ses parents l'avait engueulé en lui disant que si il lui arrivait quelque chose ils en souffriraient énormément !
Evidemment, petite, elle ne comprenait pas ce que ça voulait dire.
Donc elle a décidé de tester ça sur ma famille à moi. La maligne.

Je me rappelle très bien de cette scène.
J'avais mis un peu d'eau dans la baignoire, et je faisais nager mes petits poneys
(vous vous souvenez d'eux ?).
Je m'amusais comme d'hab à me raconter pleins d'histoires, et puis elle est rentrée.
Elle me regarde et dit :
« on va jouer à un super jeu. On va te cacher pour que tes parents jouent un peu »
J'ai trouvé ça très marrant.
Surtout que vu ma chambre, ma mère me disait toujours qu'un jour on allait s'y perdre
(J'avais construit une ville avec tous les cartons de bouteilles d'eau. J'avais énormément de peluches, et pleins de Barbie. Les Barbie c'étaient des déesses et les peluches les habitants. Bref, pour un adulte c'était un foutoir amusant, et ma mère me taquinait tous le temps sans jamais toucher à mon univers. Merci maman ! ) .

Donc elle me met dans mon lit, sous ma couette, et met toutes mes peluches sur moi (ça recouvre donc le lit en entier, voir plus, ça déborde).
Elle ouvre la fenêtre de ma chambre, et me dit
« quoi qu'il arrive, tu ne bouge pas ! N'oublie pas que c'est un jeu, tu vas voir tes parents vont bien rigoler ».

Elle s'en va voir mes parents avec un super air paniqué, et leur dit qu'elle est allée au toilette, et lorsqu'elle est revenue j'avais disparue et la fenêtre était ouverte.
Je n'imagine même pas ce que mes parents ont du vivre.
Mon père a courut en pyjama en bas et a regardé sous toutes les voitures pour voir si je n'étais pas morte, ma mère hurlait dans toute la maison !
Ils ont appelés les parents de mon amie pour les aider.
Sarah (le prénom de cette voisine), a été super effrayée en voyant cette réaction et du coup elle n'a plus osé rien dire.
Moi j'étais caché.
Et finalement en entendant les hurlements de ma mère je suis sortie de sous la couette.
Je suis venue et j'ai dis « bah maman, pourquoi tu pleure, c'était qu'un jeu ! »
Huhu ... Je n'imagine même pas le sale quart d'heure que Sarah a vécu chez elle après.
Je me souviens que mon père était assis sur le rebord du canapé, la tête dans sa main, ma mère debout accoudé au mur.
J'ai commencé à pleurer parce que j'avais compris que c'était plus un jeu et que mes parents étaient tristes.

Ils m'ont regardé et dit
« s'il te plait, là on ne peut pas te regarder. Rentre dans ta chambre s'il te plait. On arrive ».

J'ai cru que mes parents ne m'aimaient plus et qu'ils étaient fâchés.
Ils m'ont expliqué ensuite la peur qu'ils avaient eu.

C'est ce jour là, que ma mère a décidé qu'il était temps de penser à faire un autre enfant.
Elle avait peur que si un jour quelque chose m'arrive, elle ne puisse pas y survivre. En tout cas ça a été une des raisons, le déclencheur de cette réflexion intense.
Le petit frère est arrivé 2 ans et demi après, et lui il n'a jamais foutu les boules à mes parents.
Que moi rêveuse, il m'est arrivé plusieurs fois de me paumer parce que j'étais à l'ouest.

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*Pour Enfants*

Et je parles même de l'enfant qui se cache en nous, Adulte.

 Je veux vous présenter deux artistes aujourd'hui, qui font de très beaux dessins pour enfants.

C'est doux, agréable, on rêve déjà.

Merci à elles !

http://mapage.noos.fr/delanssay/html/feemarais.html 

Le Miroir des Fées 


http://ultra-book.com/-leti
 
 Lutin

Un lutin tout étonné par une drole de fée !

 

 

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¤Art¤

Voui, voui, voui ! J'aime beaucoup ce style un peu manga !

C'est soigné, travaillé, réfléchis, et vraiment très sympa au final !

http://lostfish.free.fr/ 

 



 

Elle ce sont plutôt les photos!

Romance, Art, Fétichisme, Japon ..

Un mélange explosif qui éblouit les yeux!

http://viona-art.com/ 

 

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*Bribes de vie, bribes de guerre*

J’ai envie de déverser un peu tous ce que j’ai dans mes pensées après ma longue discussion avec un ami à mon père.

Je dois tout situer d’abord, en passant par mon vécu en premier.

Mon père est journaliste (spécialité : la politique et la guerre). Il a été « reporter » dans les pays en guerre jusqu’à mes 4 ans (après il s’est calmé, je ne sais pas pour quelle réel raison, mais sois disant pour sa famille). Donc jusqu’à cet âge là, je ne l’ai vu que 2ou 3 fois en tout. Il a également vécu la guerre puisqu’il est libanais. Il a perdu une partie de son audition et son 5ème frère à cause d’une bombe (il était bébé, il a eu une crise cardiaque).

Bref… en gros, voila ce que je sais de la vie de mon père. Mis à part qu’il est le plus grand, qu’il était malade petit, qu’il est le seul à avoir réellement fait des études, et qu’il avait donc une grande responsabilité et culpabilité envers ses 3 petits frères. Le reste c’est du néant. J’ai quelques bribes de savoir grâce à mes cousines ou à ma mère, mais pas plus que ça.

Pour tous les amis journalistes libanais de mon père c’est pareil. Leurs enfants ne savent rien.

Son ami qui m’a parlé aujourd’hui (et qui a également un fils et une fille) m’a expliqué, qu’ils ont tendance à penser que la souffrance c’est contagieux. Ils n’en parlent pas, ils ne racontent rien pour ne pas détruire le calme et la sérénité de leurs enfants. C’est une manière de les protéger. Alors en général j’ai des bribes de vie et d’expériences qui me rapproche un peu de ce qu’à vécu mon père grâce aux histoires de d’autres journalistes. Je crois qu’à travers moi, c’est à leurs enfants qu’ils racontent leur vie.

Alors j’en ai entendu des choses. Et même toute petite. Petite anecdote : Le réveillon de noël de mes 7 ans, je l’ai vécu à table, entouré de journalistes habillé en noir qui racontait leurs histoires de guerre. Celle qui sortait d’une soirée en robe et talon aiguille et qui a du courir au Sud du liban sous les balles (d’ailleurs, vous l’a verrez peut être dans les émissions qui se moque des journalistes. Cette scène a déjà été montrée 3 fois). Super réveillon. Je crois que j’en avais fait des cauchemards.

 

A présent, parlons donc de cet ami qui a beaucoup partagé avec moi aujourd’hui.

Situons sa vie, son évolution, ce qu’il l’a amené, en fait au journalisme (spécialité : reporter de guerre). Je vais essayer d’utiliser au maximum ses termes à lui pour tous vous raconter. Je veux que vous compreniez ce qu’est la guerre, la vie, au travers du vrai regard d’un journaliste et pas de TF1.

A 17 ans il est rentré dans une milice libanaise. La résistance face à la guerre civile, à l’occupation. Il a tué. Il a survécut. Il s’est sentit homme, il avait tout pouvoir sur la vie et sur la mort. Il m’a expliqué que lorsqu’on tue, on ne regarde jamais celui qu’on tue en face. Parce qu’on se retrouve face à nous même, au miroir de l’humanité. On le tue anonymement, dans un groupe au loin (en tout cas ceux qui sont humain, et pas les psychopathes qui tuent par réel plaisir).

Et puis on lui a dit que la guerre était terminée. Ca a été un choque. Il est rentré en dépression pendant longtemps. Il ne savait plus quoi faire, il ne savait plus comment vivre.

Le journalisme a ouvert ses portes. Il m’a expliqué que c’était logique. Personne n’est préparé à voir la guerre, mais parfois on a certaines prédispositions. Il a été dans les « tranchées », il a tout vu, il l’a vécu. Il sait ce que pense quelqu’un qui se bat. A présent il est l’observateur, mais surtout celui qui comprend. C’est sa suite logique. C’est sa vie.

Comment on en est arrivé à cette discussion ? Et bien on parlait du travail de ma mère.

Avec ses mots : «  je n’aurais jamais pu travailler dans un bureau. C’est quelque chose qui m’a toujours effrayé, et je me suis vraiment rendu compte que ça devait être une sorte de claustrophobie, lors d’un tournage en irak. Nous sommes allés parler avec un homme qui s’était caché pendant 19 ans dans une sorte de tombe. En largeur ce n’était pas plus grand que la taille d’un corps normal, et en longueur, pas plus de 2 m. 19 ans ! Il est rentré en 1984, sortit le 9 avril 2003. Il fuyait le régime pour ne pas se faire torturer et exécuter. C’est sa famille qui l’a aidé à construire cette tombe. Ses frère sont morts un par un pour ça, mais il n’a jamais pu aller les voir. Il n’a jamais vu la lumière du soleil, et presque pas celle de la lune. Juste pour aller faire ses besoins. Il était blanc, comme jamais je n’ai vu quelqu’un d’aussi blanc. Surtout dans ce pays, lorsque je l’ai interviewé au côté de sa famille, brune de peau j’ai été choqué. Les médecins après radio se sont rendu compte que ses os été presque mous. Rien ne fonctionnait correctement. (On peut l’imaginer.) . J’étais avec deux collègues, mais une seule personne pouvait rentrer et filmé l’endroit. J’étais le plus expérimenté, j’ai pris la caméra. Par orgueil je ne leur ai pas montré ma peur. Mais j’ai faillit m’évanouir. Ca a été mon traumatisme et pourtant j’en ai vu des choses et des gens comme lui. Il avait juste un tout petit bureau avec une radio dessus. Il captait juste la chaine arabe  pour pouvoir suivre les événements. Il avait une petite trappe par terre pour pouvoir ressortir dehors, et sous cette trappe il y avait énormément de journaux empilés qu’il avait gardé de l’époque (avant de rentrer dans son trous) Il n’osait pas les bruler pour ne pas se faire repérer. 19 ans dans cette tombe. Je ne sais pas s’il pourra jamais vivre normalement après ça. »

Après j’ai commencé à lui poser des questions sur la vie de journalistes, le vécu durant les guerres ect…

« Depuis 10 ans j’ai quasiment fait toute les guerres. Des Balcans, à l’Afrique, à l’Orient. J’ai quasiment tout fait. J’ai vu des gens en égorger d’autres devant mes yeux. J’ai été torturé et emprisonné plusieurs fois. Souvent les RG m’ont questionné.

La vie est difficile pour les journalistes, on les prend toujours pour des terroristes. Et la technique du bon et du méchant ce n’est pas de la fiction (grand sourire). Ils savent vous manipuler. Pour moi c’est devenu un jeu. Le gentil qui vient sans armes et qui parle de ses enfants. Qui vous explique que dans 2 heures maximum vous êtes partit, et que de toute façon ce n’est pas lui qui va vous poser des questions. Il fait l’humain, le copain, il vous rend faible pour que vous parliez plus facilement. Et ensuite vient le dur. Le vrai RG avec son gros calibre à la ceinture, qui détaille votre vie et qui cherche à savoir si vous faites partit d’Al Quaïda ou  d’un autre groupe terroriste.

Ils sont amusants.

Je dois dire que ce métier ne rend pas optimiste envers la nature humaine. J’ai vu tellement de choses horribles. L’homme peut être très cruel. Il sait faire mal, il sait tuer, il sait vous détruire.

C’est de ça dont j’essaie de protéger mes enfants en ne leur racontant pas ma vie.

Une seule fois j’ai giflé ma fille, et jusqu’à maintenant elle s’en souvient. J’avais été au Zaïr. J’avais vu pendant 1 mois des gens s’entretuer pour un bol de riz. Je suis rentré chez moi, on s’est mis à table pour diner. Ma fille de 8 ans a poussé son assiette, elle voulait qu’on jette tout à la poubelle parce que ce n’était pas bon. Je l’ai giflé, ça a été plus fort que moi. Mais au moins elle n’a plus jamais fait l’enfant gâté avec la nourriture. »

On a continué à parler, un peu de mon père, un peu de la vie des journalistes en général. Son jeune collègue qui s’était effondré en pleurer lorsqu’ils avaient été enlevé. Il avait vécu une bonne psychothérapie en rentrant à paris, et il n’a plus jamais fait reporter. « Lui il avait surement eu une réaction saine et normal. Nous en ayant vécu la guerre, finalement on est déjà rodé pour tous ça. On se sépare de nous même, on sait mettre une distance, ne plus être soi même mais observateur lorsque quelque chose de dure vous arrive. Lui il ne savait pas faire ça, il n’avait jamais eu besoin de le faire ».

On a parlé des SDF français qui sont bien riches par rapport à tous ceux qu’il avait vu. « Il y ‘a des hommes dont on ne peut deviner l’âge. Une fois, j’ai rencontré un jeune, j’ai cru qu’il avait 50 ans, en fait il en avait 20. Tous ça vous vieillit. En hiver j’ai du vivre caché dans une petite cabane sans eau , sans électricité. Ce n’est pas facile. Ici la vie est belle. On surconsomme, on s’en fout, la pollution tous ça, on est fait pour polluer, au moins, nous on peut se le permettre. Prend ce grand café, tu t’en fous si tu le bois pas en entier, toi au moins tu peux te le permettre, alors profite, mais rappelle toi de ceux qui ne le peuvent pas. »

Pendant toute cette conversation j’ai vu le regard que mon père à parfois. Le poids des souvenirs, des choses qu’on a vu ou faite.

Une fois mon père m’a effrayé. Je m’énervais à cause de mes cousines et de leur manière de parler des israéliens. Ce racisme qui monte. Lui il dit qu’on ne peut pas parler de racisme lorsqu’on est en guerre. C’est une question d’ennemis. (Il a des amis juifs évidemment, mais lorsqu’on parle Liban ou politique ça devient un autre sujet. Je me suis souvent engueulé avec lui). Enfin bref. J’avais 13 ans, je crois, ou 14 je ne sais plus. On s’était encore engueulé pour ce sujet là. Il a hurlé, il est partit dans sa chambre, il est revenu avec un vieux journal de l’époque. Il a ouvert le journal, et il m’a dit « regarde bien et souviens toi ! » On voyait des hommes qui hurlaient et souffraient le martyre. Ils avaient les pieds coupés et il marchait dans le sable brulant. « Regarde tous ce qu’ils nous ont fait à l’époque ! »

Un jour mes cousines se sont énervées après moi, elles m’ont dit : « comment tu peux te permettre de juger si on a le droit ou pas de parler comme ça !! Un jour des terroristes israeliens ont enlevé nos journalistes. Ils ont attrapés 99 enfants, et ils les ont tous décapités sous les yeux de tous les libanais à la télé ! C’était horrible ! »

Moi , j’ai grandit avec toutes ces images, avec toutes ces histoires. Je vais souvent au Liban( plus trop maintenant avec les nouveaux risques de guerre civile et différents attentats) . Je me rappelle petite, de la peur que j’avais lorsque j’allais à Beyrouth. C’était après la guerre , lorsque j’avais l’âge de me souvenir). Toutes ces maisons et bâtiments détruits. Le noir qu’on voyait à l’intérieur… j’avais l’impression de sentir l’odeur de tous les morts et de tous les meurtres. Les gens qui marchaient sur une jambe en ayant pour béquille des bouts de bois. Ces enfants brulés qui jouaient avec moi. J’avoue que même maintenant, j’ai des petits cauchemars d’enfants qui reviennent.

Le peuple libanais c’est un peuple brisé. Ils n’ont pas pu se reconstruire financièrement, socialement, psychiquement. Ils n’en ont jamais eu le temps. Ils sont forts, ils adorent la vie ! Ils sont incroyablement chaleureux et drôle (même si leur humour parfois est trop noir). Mais comme tous peuple qui n’a plus rien sur quoi se baser, ils n’ont que 2 sujets qui les lient ou les contrarient : la religion et la mort.

Je prie à chaque fois que je vais au Liban. Toujours peur que ce soit la dernière rien qu’à cause de leur façon de conduire par exemple.

Honnêtement je ne sais pas trop pourquoi je vous parle de tous ça. Vous avez peut être déjà dû décrocher depuis longtemps, m’enfin ce n’est pas grave.

C’est la première fois que je me livre autant sur ce sujet. Peut être que pour les petits psychologues en herbe vous allez mieux me comprendre ou me connaître. Mais j’avais envie de partager ça avec vous. Les tracas de la vie quotidienne c’est bien, on a de la chance d’en avoir des comme ça, mais n’oubliez surtout pas qu’il y en a d’autres.

 

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¤La Taverne¤

Tout d'abord, si vous voulez bien situer de quoi je parle , il faut cliker sur le lien à gauche du site
« taverne médiévale » .

La Taverne ... Qu'est ce qu'elle représente pour moi ?
La première fois que j'y suis allée, ça ne m'avais pas plus inspirée que ça. J'aimais l'ambiance, l'idée, l'endroit, les cris rauque des « attentiiionnn s'il vous plaiiiit » , mais je m'y suis ennuyée.

C'est mon ami Clad , qui m'y a emmené pour essayer .

Quelque temps plus tard je me suis décidée à y retourner de nouveau, je crois que c'est parce que Clad n'allait pas très fort et qu'il avait besoin qu'une amie vienne avec lui. Alors je me suis bougée et j'ai bien fait !
J'ai découvert quelque chose de nouveau, un monde qui m'appartient, mais qui jusqu'à maintenant n'appartenait qu'à moi à mon grand désespoir. Je devais vivre depuis toujours avec ce monde là, sans jamais pouvoir communiquer avec personne, sans jamais pouvoir même vérifier que tout était vrai ou normal. Et je peux vous assurer que c'est vraiment pas facile, et je m'en rend compte encore plus maintenant que je le partage.

Je ne m'imagine pas me retrouver à nouveau seule sur mon île déserte emplit d'incertitudes, de choix et de petits combats...

Finalement, mon cher Clad, qui ne voyait pas mon monde, ou ne voulait pas le voir, a finit par lui aussi y rentrer.
Jusqu'à maintenant, tous les deux on fait du bon travail.

On s'accorde bien, on se comprend, on s'aide et on évolue correctement. Je n'ai jamais marché aussi loin sur mon petit chemin que depuis qu'il est là ! Et je dois avouer être vraiment heureuse de l'y avoir accueillit. Il peut enfin voir les fleurs que j'essayais de lui montrer. Et malgré les quelques monstres qui se cachent au détour d'un fourré, il ne regrette pas, puisqu'on est deux... et que de toutes façon il y a bien plus de fleurs que de monstres.

Enfin voila, la Taverne c'est d'abord un endroit ou j'ai enfin pu être complètement moi-même. Ne plus me retrouver seule. Faire tous ce que je désirais de faire jusqu'à maintenant.

Mettons ce monde de côté à présent, et parlons de l'autre apport de la Taverne pour moi.
Je redécouvre l'affection. Oui, ça parait con, et pourtant. Depuis 5 ans, je mettais coupé de tout contact physique. Je pensais que si je touchais quelqu'un, ou que quelqu'un me touchait, j'allais à nouveau souffrir du manque de n'avoir personne dans ma vie. En fait c'est tous le contraire. Je m'étais crée une vrai carence affective. Ma peau n'avait plus eu de contact à part celle de mes chats.

C'était désespérant, mais surtout horriblement triste.

A la Taverne, les gens vous prennent facilement dans leur bras. Lorsqu'ils vous font la bise, c'est une vrai bise qui vous trou la joue. Alors évidemment que les câlins et autre bises qui trou la joue, ne sont pas toujours des plus sincères, mais pour moi , ce n'est qu'un moyen de me regonfler à nouveau. De remplir c'est énorme vide ! De revivre d'une certaine manière.
Un câlin ça n'apporte pas que de l'affection, ça entraine bien d'autre chose, et moi qui m'étais coupé de contact pendant 5 ans , je peux vous l'expliquer.
Lorsqu'une main vous touche, vous reprenez possession des limites de votre corps. Vous vous souvenez de sa forme, mais aussi de ce qu'il peut ressentir. « Ah, si on me touche la main, ça me fait cet effet là ... ».

Jusqu'à maintenant ça m'est parfois horriblement gênant d'être touchée, parce que je me demande ce que l'autre ressent en ayant contact avec mon corps.

Qu'est ce que c'est ? Qu'est ce qu'on ressent ? C'est autant agréable pour l'autre ce contact ou pas ?

Bon juste pour préciser une chose importante, ce n'est pas parce que je suis en carence, que je me laisse touchée par tous le monde o_O' Il y a des gens qui me répulse à moins de 1m !

C'est souvent des hommes faut bien se l'avouer.

Certains d'entre eux ont tendance à penser, que lorsqu'il vous touche (même la main), c'est qu'ils peuvent se permettre plus.

C'est que vous leur avez offert votre corps:/

Le fait que je sois en « jachère » depuis 5 ans, attire et amène des questionnements chez certains hommes.

Parfois ils se disent, que j'ai tous simplement besoin d'une bonne partie de jambe en l'air.

Mais je crois qu'ils ont du mal à comprendre que si je suis en jachère, ce n'est pas parce qu'aucun homme ne m'a fait de proposition, mais parce que je ne suis pas une femme d'un soir tous simplement.

Je respecte mon corps et mon être, et pas n'importe qui à le droit d'être intime avec moi .

Alors oui, certaines amies me disent que je suis trop vieillotte à cause de mon éducation, ou que je ne serais pas une pute si je me laissais aller. Mais ça n'a rien avoir. J'aimerais être comme ces filles qui ne se prennent pas la tête. Mais je ne suis pas comme ça. Dans ma famille, il n'y a que des femmes fortes, qui ne se sont jamais laissées marcher sur les pieds. Rare sont les hommes qui nous gèrent d'ailleurs ...

Et notre corps c'est sacré. Ce que je veux ressentir avec, je veux le ressentir grâce à quelqu'un qui sait m'apprécier à ma juste valeur.

Non je ne suis pas prétentieuse, je m'apprécie suffisamment... c'est tout o_O

Bref, certains hommes qui m'entendent parler de ma jachère, qui viennent vers moi comme des bêtes en rut , ou comme des hommes qui recherchent une maman sainte, chaste et pure, ne supportent absolument pas que je puisse les rejeter. C'est un peu comme si j'avais mis leur virilité à zéro. Et lorsque devant eux, je rigole encore et encore de ma « jachère fleurie », je sens.. ou entend à ma manière, cette petite voix qui dit

« t'avais qu'à me choisir ! Te plains pas si c'est pour refuser des mecs comme moi après ».

Rah... Les hommes...

D'ailleurs petite dédicace à celui qui a eu l'intelligence de me dire qu'il avait envie de moi en me disant « rape me ». C'est d'un délicat ....

Fin bref.. Taverne de rire, taverne de redécouverte, taverne de détente et d'amour, tu as intérêt à ne pas te laisser briser...

 

Je crois que c'est la première fois que je fais une vraie analyse cachée sous mon divan ...

Merci Maitress pour cette idée de sujet... huhu ...

Ah !! J'ai faillit oublier ! Il ne faut surtout pas oublier de parler des sorciers de la Taverne qui nous éblouit chaque jeudi de leurs tours et de leurs miracles!

Suis totalement fan, alors du coup, petite vidéo d'eux lors d'un duel au feu ! 

 

 
Frederick est le sorcier le plus grand des deux . L'autre c'est l'adorable et incroyable Yann (c'est celui que je connais le mieux, alors c'est facile de flatter)! 

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