¤Qui suis-je¤
Par où commencer ?Depuis quelques temps je fais bien plus face à moi-même.
Je me rend compte de certaines choses, auquels je ne faisais pas attention avant....
A l'époque toute mon attention psychique se reportait sur « pourquoi je ne vais pas en cours ? »
Et puis je me suis rendu compte, que malgré mon évolution personnelle, ce qui buguait toujours c'était « les cours ». Donc je ne me posais pas les bonnes questions.
Retour rapide en arrière peut être ?
De l'âge de 7ans à 20ans un peu près, j'ai vécu une dépression de plus en plus forte, avec un véritable summum vers mes 16-17ans.
Je suis allée chez une psy à 8 ans, mais elle ne me convenait pas, j'ai tout arreté.A 15 ans, une psychiatre.
C'était soit « prend des médicaments » soit « va en hopital pour dépressif suicidaire » soit du blablatage en l'air .Elle ne prenait vraiment pas au sérieux ce que j'exprimais, j'ai donc arrêté.Et puis j'ai eu la chance de connaitre une psy vraiment bien, vers mes 18 ans je crois.
J'ai évolué très rapidement avec elle. J'ai pu aller plus profondément en moi-même, et comprendre certaines frustrations ou douleurs.Pendant cette période j'étais au Lycée Autogérée de Paris.
La possibilité de sécher sans être emmerdé, et de pouvoir quand même continuer mon rythme scolaire m'a permis de me centrer sur moi-même avec ma psy.
Au résumé j'ai fais 2 secondes de pure dépression catastrophique à St Michel de Picpus (boîte à bac), une troisième seconde au LAP, où j'ai apprécié la liberté, une première et 2 terminale.
A la première Terminale je suis partie en touriste au BAC, je ne me sentais pas prête à aller de l'avant.Je suis ensuite rentrée en Fac de Psycho, mon rêve depuis des années.
C'est fin terminale que je n'ai plus été dépressif.
La 1er année de Psycho, a été vécu à la manière d'une euphorie permanente.
« Wouah, je vais à la fac... Wouah, je fais psycho... Wouah un amphi... »
J'étais sur un nuage.
On ne peut pas dire que j'allais vraiment en cours, mais suffisamment pour apprendre et comprendre, et réussir mon année.Hop saut en 2eme année de Psycho.
Disons que là , la catastrophe a commencé.
Les 3 premières semaines je les ai passées à faire des cauchemars non stop sur touuut ce qui avait pu me faire du mal depuis la maternelle (j'ai une trop bonne mémoire).Ensuite j'ai pu me calmer...
Et puis, les sujets se sont plus portés sur la sexualité infantile, les perversions, les machins , les trucs...
Bref, tout ça m'a ramené à de mauvais souvenirs, de très mauvais souvenirs, et je n'ai plus tenu.
A partir d'octobre, j'ai commencé à oublié la fac.
Je trainais les pieds. J'ai eu plusieurs absences à certains TD, ne parlons pas des Cours magistraux...
Je me suis plantée. Rajoutez à cela un problème administratif avec la fac et son fonctionnement, j'ai donc redoublé.C'est à cause de ce chamboulement personnel que j'ai commencé à me poser les bonnes questions, même si je n'ai pas commencé tout de suite à travailler là-dessus.
Me voici à ma Deuxième seconde année. Non non les choses ne se répète pas o_O'
Et bien, soyons honnête... Je ne suis pas allée une seule fois en amphi depuis le début de l'année, et oublions de mentionner les TD, je ne m'y suis même pas inscrite.
Oui, je sais, on est fin mars, huhu ...Résumée « Rapide » terminé.
Passons, aux choses « sérieuses ».
Malgré mon absence totale en cours, j'ai pas mal évolué personnellement.Ce serait bien trop long de tout expliquer, alors présentons ce qui parait superficiel, mais qui a tout une symbolique pour moi : J'ai arrêté de fumer, je ne me ronge plus les ongles, et j'ai travail sur travail.
Oui mais là je commence à me poser de sérieuses questions sur mon avenir.
Plus j'apprends à me connaitre, plus je me perds.Je sais que je suis faite pour faire Psychologue. J'ai tout ce qui faut. Une bonne nature, un bon feeling, je suis intelligente, j'apprends vite, je suis calme ect ect...
Mais moi qui vouais une véritable passion à ce domaine, qui ne rêvait que de faire Psy et d'avoir mon cabinet, je me rends compte, que je ne pense même plus à tous ça.
Je ne suis même pas allée regarder mes notes du premier semestre et je m'en fous.Je m'inquiète de ne pas être inscrite en cours, et de très certainement encore foirer mon année, seulement parce que :
1. avancer est la suite logique.
2. je ne veux pas revenir en arrière... encore...
3. et zut, ma famille ? Décevoir encore, voir leur mine inquiète ect ect
4. Parce qu'après tant d'années où les gens se moquaient de moi et de mes échecs, dire que je suis en psycho, était preuve de réussite social, mais dire qu'on a redoublé 2 fois la même année ne l'ai forcément plus.Mais bon voila. Je ne me dis pas, crotte le diplôme est loin...
Mon rêve est encore éloigné d'une année de plus.Je me demande si je veux encore faire ce métier.
Qu'est ce que je ferais à la place ?
J'ai envie de partir avec des organismes comme médecin sans frontières dans différents pays, pendant une certaine période.
J'ai envie de vivre ! Mais je continue à me demander pourquoi je n'ai pas l'impression de vivre alors que j'ai tout ce dont j'ai besoin ?!Est-ce que me poser toutes ces questions, n'ai qu'une fuite ? Ou est ce que vraiment je ne veux plus être psy ?
Evidemment la psycho m'interresse toujours, mais le métier en lui-même ?
J'ai envie de bouger, j'ai envie de réellement faire quelque chose d'utile, maintenant !
Je ne sais plus quoi faire, je ne sais pas qui je suis, je dois me redécouvrir et je ne sais pas comment.
Mais plus je me découvre, plus j'ai peur de m'éloigner de ce que j'avais enfin construit après tant d'années.Mais n'est ce pas ça l'évolution ?
Par Shara, Mardi 25 Mars 2008 à 02:44 GMT+2 dans ¤Sur le Divan¤ (article, RSS)





















