¤Souvenir d'enfance¤
J'ai donc demandé à mes 2 amies connectées à cette heure ci, si elle n'avait pas une merveilleuse idée à me faire partager !
Tite n'* a commencé par un « parle d'un bouquin que tu as aimé » ...
C'est clair, elle n'a pas vu ma tête à cette heure ci.
Mais c'était sans compter l'idée de La Mouette :
« la place de l'art sur les lieux publiques : enjeux stratégiques, économiques, politique ou simplement intellectuels? »
Tite n'* a eu la générosité de changer en me proposant de me parler de mes souvenirs d'enfance.
Bonne suggestion.
Bon La Mouette s'est sentie offensée que je choisisse cette idée plutôt que la sienne, elle a hurlé à la discrimination et a fait appel.
Finalement pour rien.
Elle a craqué face à mes Tic Tac, Tic Tac et a répondu dans un dernier souffle « ben écoute, je prends mon ticket pour la semaine prochaine »
So The Winner Is : Tite N'*
Bon alors maintenant Réfléchichons, réfléchichon à un souvenir ... raaah ...
Trouvé !
J'avais 5 ans, on habitait rue de Wattignies, au 11e étage.
Nous avions des voisins très sympa au bout du couloir !
Ils avaient une fille de 5 ans ou 6 ans mon ainé je crois.
Bref, étant plus petite j'étais son méga Cobaye !
Elle adorait tester ses théories sur moi.
Me faire croire à un monde parallèle en haut d'un de mes placards par exemple
(elle grimpait les étages, jusqu'à l'endroit que je ne pouvais ni voir, ni atteindre, elle se mettait à hurler.. pi hop silence, et lorsqu'elle se montrait, elle me parlait d'un monde magique. Je m'étais promis d'y aller un jour. Bon résultat en grandissant j'ai compris la supercherie. Mais imaginez toutes ces années à passer à côté du placard en pensant à ces merveilles que vous ratiez parce que vous étiez trop petit ...).
Donc je parlais de cobaye.
Un jour elle avait fait une bêtise, je ne me souviens plus laquelle, mais ses parents l'avait engueulé en lui disant que si il lui arrivait quelque chose ils en souffriraient énormément !
Evidemment, petite, elle ne comprenait pas ce que ça voulait dire.
Donc elle a décidé de tester ça sur ma famille à moi. La maligne.
Je me rappelle très bien de cette scène.
J'avais mis un peu d'eau dans la baignoire, et je faisais nager mes petits poneys
(vous vous souvenez d'eux ?).
Je m'amusais comme d'hab à me raconter pleins d'histoires, et puis elle est rentrée.
Elle me regarde et dit :
« on va jouer à un super jeu. On va te cacher pour que tes parents jouent un peu »
J'ai trouvé ça très marrant.
Surtout que vu ma chambre, ma mère me disait toujours qu'un jour on allait s'y perdre
(J'avais construit une ville avec tous les cartons de bouteilles d'eau. J'avais énormément de peluches, et pleins de Barbie. Les Barbie c'étaient des déesses et les peluches les habitants. Bref, pour un adulte c'était un foutoir amusant, et ma mère me taquinait tous le temps sans jamais toucher à mon univers. Merci maman ! ) .
Donc elle me met dans mon lit, sous ma couette, et met toutes mes peluches sur moi (ça recouvre donc le lit en entier, voir plus, ça déborde).
Elle ouvre la fenêtre de ma chambre, et me dit
« quoi qu'il arrive, tu ne bouge pas ! N'oublie pas que c'est un jeu, tu vas voir tes parents vont bien rigoler ».
Elle s'en va voir mes parents avec un super air paniqué, et leur dit qu'elle est allée au toilette, et lorsqu'elle est revenue j'avais disparue et la fenêtre était ouverte.
Je n'imagine même pas ce que mes parents ont du vivre.
Mon père a courut en pyjama en bas et a regardé sous toutes les voitures pour voir si je n'étais pas morte, ma mère hurlait dans toute la maison !
Ils ont appelés les parents de mon amie pour les aider.
Sarah (le prénom de cette voisine), a été super effrayée en voyant cette réaction et du coup elle n'a plus osé rien dire.
Moi j'étais caché.
Et finalement en entendant les hurlements de ma mère je suis sortie de sous la couette.
Je suis venue et j'ai dis « bah maman, pourquoi tu pleure, c'était qu'un jeu ! »
Huhu ... Je n'imagine même pas le sale quart d'heure que Sarah a vécu chez elle après.
Je me souviens que mon père était assis sur le rebord du canapé, la tête dans sa main, ma mère debout accoudé au mur.
J'ai commencé à pleurer parce que j'avais compris que c'était plus un jeu et que mes parents étaient tristes.
Ils m'ont regardé et dit
« s'il te plait, là on ne peut pas te regarder. Rentre dans ta chambre s'il te plait. On arrive ».
J'ai cru que mes parents ne m'aimaient plus et qu'ils étaient fâchés.
Ils m'ont expliqué ensuite la peur qu'ils avaient eu.
C'est ce jour là, que ma mère a décidé qu'il était temps de penser à faire un autre enfant.
Elle avait peur que si un jour quelque chose m'arrive, elle ne puisse pas y survivre. En tout cas ça a été une des raisons, le déclencheur de cette réflexion intense.
Le petit frère est arrivé 2 ans et demi après, et lui il n'a jamais foutu les boules à mes parents.
Que moi rêveuse, il m'est arrivé plusieurs fois de me paumer parce que j'étais à l'ouest.
Par Shara, Samedi 8 Decembre 2007 à 02:01 GMT+2 dans ¤Sur le Divan¤ (article, RSS)





















